Il existe une catégorie de scandales qui ne tient pas à ce qu’un pouvoir a commis, mais à ce qu’une institution censée le juger a choisi de ne pas montrer. Un État démocratique a surveillé ceux qui contestaient ses décisions sanitaires. Des universitaires, des journalistes, des parents inquiets pour leurs enfants ont été fichés au nom de la lutte contre la désinformation. L’organe officiel mandaté pour faire la lumière aurait soustrait au public la déposition qui décrivait cette traque. Le document existe. Personne n’a le droit de le lire.

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