On dormait tous les deux dans une ancienne grange aménagée. Les propriétaires étaient riches et se foutaient pas mal du loyer, on les aidait pour des tâches basiques telles que tondre leur pelouse ou donner à manger aux chats. À bien des moments on s’est dit que c’était le paradis. Ou pour le dire de façon moins céleste, c’était un vachement bon plan.

On n’était pas vraiment amoureux mais pas tellement amis non plus. C’était un entre-deux qui posait autant de questions que de réponses qu’on ne cherchait pas à donner. Un flou confortable dans lequel on aimait avoir la vision endommagée.

On faisait tous les deux énormément de cauchemars. On ne parlait pas de notre vie avant la grange mais la nuit nous poussait au-devant d’une lumière aveuglante. Au départ on ne se le disait pas, on enchaînait les insomnies chacun de notre côté et on rigolait la journée comme si c’était ça la vie et qu’elle n’attendait rien de nous. Mais on criait tous les deux dans nos rêves et le cri ne permettant plus le mensonge, on était d’un coup foutus à poil et on ne pouvait plus faire semblant que tout allait bien toujours.

Il nous arrivait de coucher ensemble. C’était pas tellement passionnel mais pas si mal non plus. On était deux timides qui avaient trouvé refuge dans cette grange chauffée au bois. Les hivers étaient rudes alors les corps s’assouplissaient un peu. C’était plus une question de survie qu’une question d’amour. S’il y avait de l’amour, il était tout au moins utile.

La première fois que je l’ai entendu crier, c’était au mois de février. Ses nuits étaient longues parce qu’il était au chômage et que l’hiver ne demandait pas de travail dans le jardin. Moi je travaillais dans une boutique ésotérique, on vendait des oracles et des pierres précieuses. Quand j’étais de bonne humeur je volais des petites pierres et je les lui offrais en rentrant à la grange. Parfois il râlait quand je ramenais deux fois la même sans faire exprès.

Moi j’ai jamais trop cru aux dieux ou aux astres mais quand je me faisais chier ça passait le temps. Alors je sortais des horoscopes et je lui lisais à haute voix à quel point son futur sentait le fumier. Lui était Vierge moi j’étais Taureau. Peu importe, moi je me disais que j’étais sirène même si c’était pas un signe astro.

La première fois que lui m’a entendu crier, c’était en août. Mes nuits étaient courtes et la peur nocturne était humide. Entre-temps il avait trouvé un boulot dans une ferme pas loin du village. Ça l’avait rendu tellement heureux qu’il s’était arrêté de crier la nuit. J’essayais vraiment d’être heureuse pour lui mais je trouvais que mon cri seul tout à coup c’était plus tellement marrant. Alors je faisais encore plus de cauchemars qu’avant. Comme si j’avais chopé les siens sur sa route du bonheur. Je le réveillais la nuit, il me caressait le front avec un torchon humide et me lisait des horoscopes et parfois je lui demandais de fermer sa gueule.

Quelques semaines plus tard à la boutique, une femme vieille comme une roche était rentrée. Elle cherchait une thulite. Forcément j’étais obligée de connaître toutes les pierres par cœur et ça m’avait un peu étonnée que la vieille cherche une pierre symbolisant la passion et l’amour. Je ricanais derrière la caisse en lui disant que j’allais lui en chercher une dans la cave parce que j’avais oublié de sortir le stock qu’on avait reçu en début de semaine et qu’il restait pas grand-chose dans ce magasin qui semblait partir en ruines. Mon boss il avait dit tu sais les gens ils en ont plus rien à foutre des pierres et des oracles, ils lisent le journal et ça leur suffit. J’avais pas trop compris le rapport mais lui était parti dans un espèce de burn-out et se foutait pas mal de l’organisation du magasin. Du coup moi je trouvais ça un peu triste et je venais quand même ouvrir tous les jours mêmes si c’était pour deux clients. Surtout si c’était pour une vieille femme telle que celle qui me demandait une tulithe.

Quand je revenais de la cave la dame elle pleurait. Ça l’avait rajeunie d’un coup ç’aurait pu être ma mère. Elle me disait j’espère que vous couchez encore parce que moi mon mari il veut plus. Je lui donnais la plus grosse tulithe que j’avais en stock je lui ai dit c’est gratuit et bon courage. Moi les larmes ça m’a toujours un peu perturbée donc je préférais éviter de jouer à la confidente. Mais elle partait pas. Elle prenait la pierre en main et elle s’asseyait au sol. J’étais bien gênée alors je lui avais demandé de se relever. Je lui avais demandé gentiment bien sûr. Mais quand même. Elle m’avait demandé de m’asseoir avec elle. Juste un petit peu s’il-te-plaît elle m’a dit. Je rigolais à haute voix parce que je sentais que des larmes montaient je savais pas d’où. Je m’étais assise et faite envahir par un fou rire incontrôlable qui avait arrêté ses larmes. Elle me regardait sérieusement l’air un peu fâché même. Après deux minutes elle s’était relevée et elle m’a pris la main. Elle m’a dit je sais et puis elle était partie.

Cette nuit-là je suis rentrée avec une pique dans le cœur comme j’avais souvent. Il était assis dans la grange il buvait du thé il me disait que le cheval de trait de la ferme était mort et son visage devenait gris. Moi j’en avais ras-le-bol des gens déprimés de la journée alors je lui avais dit écoute c’est la vie. Il était sorti de la grange sans revenir pour la nuit. C’était la première nuit que je passais seule depuis plus d’un an. Je paniquais à l’idée de crier la nuit sans recevoir une lecture d’horoscope après. J’essayais de l’appeler mais il répondait pas alors je me disais que c’était un connard et qu’il ferait mieux de ne jamais revenir. Puis je regrettais instantanément d’avoir eu cette pensée parce que j’avais peur de la manifester. La boutique avait une influence sur moi mine de rien. Alors je lui avais envoyé un message pour lui dire que je ne pensais pas vraiment ce que je pensais. Il a dû rien comprendre et me prendre pour une folle mais bon c’était déjà le cas.

J’avais volé ce jour-là une thulite parce qu’il n’en avait pas encore j’en étais sûre. Je l’avais posée à sa place vide du lit et j’essayais de m’endormir. Puis une envie énorme de me masturber me venait et c’était même bizarre parce que depuis qu’on couchait ensemble je ne me masturbais plus. Et puis aussi j’avais plus joui depuis parce que je jouissais pas quand on couchait ensemble. Cette nuit-là j’ai joui et derrière mes paupières m’est apparu la vieille dame du magasin et c’était un peu troublant. J’ai dormi comme un bébé. Quand je me suis réveillée le matin il était là à la table de la cuisine et il fumait des clopes. Je lui demandais où il avait passé la nuit il m’avait dit juste ici. Il me disait qu’il avait entendu mon cri cette nuit mais qu’il était différent que d’habitude. Je m’étais rendue compte que je n’avais pas fait de cauchemars.

La journée d’après elle était légère. Quand je récoltais l’ail et les panais dans le potager il était venu me faire un câlin et les câlins c’est comme les larmes moi ça me raidit alors je l’ai poussé et il est tombé dans les orties derrière le parterre. Il s’était levé en se grattant et était parti au travail. Moi j’avais fait une soupe aux orties en espérant me faire pardonner quand il rentrait le soir. Il était revenu encore plus dépité que la veille alors qu’à ce que je sache il n’y avait pas eu d’autres décès à la ferme. Je lui avais servi de la soupe aux orties il m’avait dit j’espère que ça pique pas je lui avais répondu toi t’es vraiment ton signe astro tu veux toujours avoir le contrôle il avait pas compris le rapport et moi non plus. La nuit on s’était couchés un peu plus proche l’un de l’autre et c’était plutôt agréable. Je m’étais faite réveillée par un cri énorme et animal mais c’était pas le mien. Il gueulait sans arrêt que j’ai dû lui mettre une énorme claque pour retrouver le silence. Il disait oh putain c’est pas reparti quand même. Je lui lisais cette fois-ci une histoire différente de l’astrologie parce que ça devenait redondant. L’histoire elle parlait d’une bergère qui parlait à une montagne en lui disant qu’elle aurait bien aimé être un lapin. Ça l’avait un peu ému il avait dit moi aussi j’aimerais bien être un lapin et je m’étais foutu de sa gueule puis on s’est rendormis.

Les nuits d’après c’était de nouveau lui qui criait à chaque fois alors que moi je dormais paisiblement. J’attendais que son souffle ralentisse pour me masturber et je m’endormais devant les images provoquées par mes orgasmes. Quand il se réveillait à cause de ses cauchemars, je lui racontais ce que j’avais vu. Il me demandait d’où je sortais toutes ces histoires je lui disais peut-être que je devrais être écrivaine.

Quelques semaines plus tard le magasin avait fait faillite et j’aidais mon boss pour tout liquider. Il me disait de prendre autant de pierres et d’oracles et d’encens que je voulais. Deux jours après il est décédé d’une crise cardiaque mais vu que je le connaissais et que je travaillais dans une boutique ésotérique j’y croyais pas trop. Je crois qu’il est décédé de tristesse mais bon qui en sait quoi au final. On est allés à son enterrement parce que si on n’y avait pas été y aurait eu que sa femme qui se mouchait dans un mouchoir en tissu teinté naturellement. Elle m’a dit les teintes naturelles c’est les plus belles couleurs puis elle regardait la teinte charogne du visage de son mari couché dans sa tombe. Il y avait leur chien aussi, et la femme du boss elle nous avait demandé si on ne le voulait pas. Qu’elle l’avait toujours détesté, que c’était son chien à lui – elle lançait un coup d’œil au cadavre – qu’elle a jamais tissé de liens avec. Au moment où lui répondait que non moi je répondais que oui, et vu que ma voix était plus grave que la sienne c’est le oui qui l’a emporté. C’était pas des croyants mais ils voulaient quand même une tombe donc le curé il disait des trucs et je voyais la veuve qui espérait que ça cesse vite ces conneries de Jésus et tout. Mais bon c’étaient des belles paroles quand même donc elle avait remercié le curé et la tombe s’était refermée. Elle avait pris des lilas et des bleuets pour poser sur la tombe c’était beau les couleurs. Je le sentais derrière moi renifler. J’osais pas me retourner parce que si je voyais qu’il pleurait j’aurais pleuré moi aussi.

Quand on est rentrés à la grange avec le chien qui avait des pattes boueuses parce qu’il avait plu à l’enterrement il m’a dit qu’on aurait pu commencer avec un chat quand même. Le chien c’était un petit chien de chasse il montrait les crocs mais moi je crois qu’il essayait juste de sourire. Il s’appelait Milo de base mais nous on l’a renommé Frank comme le boss décédé. Ça lui allait bien Frank au chien. Frank il avait l’air super content d’être adopté par nous, il courait partout et s’était précipité vers la chambre à coucher pour aller salir nos draps blancs avec ses papattes mouillées. Moi je lui parlais comme à un bébé je disais oh ne mets pas tes papattes toutes moumouillées sur le lit mon petitit louloup ! Lui il me regardait parler au chien et pouvait pas se retenir de rire plus de deux minutes. Alors quand il rigolait moi je lui disais qu’il était jaloux que j’aimais plus Frank que lui et il disait c’est vrai que ça ne me convient pas puis était allé chercher des draps propres.

La première nuit le chien il a dormi entre nous deux et il ronflait super fort. Moi ça ne m’empêchait pas de dormir. Le lendemain je lui avais fait la réflexion que je ne l’avais pas entendu crier pendant la nuit, il m’a dit sans blague j’ai pas su m’endormir avec les ronflements du chien. Mais le chien il est resté entre nous toutes les nuits d’après et lui il a plus jamais crié la nuit et je sais pas si un jour il avouera que c’est grâce à la présence du chien que ses cauchemars sont partis.

Bon fallait que je trouve un nouveau boulot. Au plus je cherchais au plus je me rendais compte que la boutique ésotérique c’était quand même vraiment super, alors un jour j’ai appelé la veuve de Frank le vrai Frank pas le chien et je lui ai demandé aide-moi je trouve pas de travail. Elle savait pas quoi répondre alors elle m’a proposé de venir boire un thé parce qu’elle venait d’une autre génération où les gens accueillaient encore d’autres gens dans leurs maisons. Elle habitait au village d’à côté, je m’étais mise en route avec Frank le chien et à mi-chemin j’ai fait demi-tour parce que je m’étais rappelée qu’elle détestait ce chien. J’avais dit désolé Frank tu vas devoir rester à la maison parce que c’est mieux de rester un peu seul que d’être en face de quelqu’un qui te déteste. Je savais pas si c’était vrai ce que je disais alors j’y avais pensé sur tout le chemin vers Ernestine — la veuve elle s’appelle Ernestine — sans trouver de réponse une fois arrivée.

J’avais tapé trois fois mes phalanges contre le bois de sa porte et quand elle s’est ouverte une odeur de mondes parallèles m’a sauté aux narines. Ernestine elle m’a dit viens je vais te tirer les cartes moi je me disais c’est quoi ce traquenard je voulais juste du thé mais je l’ai pas dit à haute voix. Je me suis assise en face d’elle, elle avait déjà allumé pleins de bougies autour de nous et un chat noir ronronnait autour de mes jambes. Je savais qu’il était trop tard pour partir, qu’il fallait que je reste et c’était pas chouette comme sensation. Avant de commencer Ernestine elle m’a regardé elle m’a dit de quoi as-tu peur j’ai dit de plus jamais trouver de boulot elle m’a dit de quoi as-tu vraiment peur.

Elle m’avait tiré des cartes avec ses longs doits de pianiste qui s’articulaient comme des pattes d’araignée je lui avais demandé si elle jouait au piano elle avait dit concentre-toi sur toi-même. Mais vu que pendant toute la séance je l’imaginais jouer au piano j’arrivais pas trop à me concentrer sur moi-même et puis ça voulait dire quoi se concentrer sur soi-même je trouvais ça un peu con. Parce que j’avais envie de me concentrer sur d’autres trucs bien plus intéressants genre Frank qui devait être en train de tchouler seul à la maison, la pensée elle m’avait rendue triste et Ernestine elle m’avait dit je sais. Je commençais à en avoir un peu marre que les gens me disent qu’ils savaient alors que moi-même je savais pas. Elle retournait les cartes et les dessins étaient beaux et apparemment ça puait pas tant que ça pour moi dans le futur mais fallait que je me détende. Ernestine elle était plus contente que moi du tirage, elle disait c’est un magnifique tirage, regarde ! et je regardais et me forçais à sourire parce que je savais pas quoi faire d’autre. Elle me montrait une des dernières cartes du doigt et elle me regardait en me faisant un clin d’œil. Tu sais ce que c’est ça elle m’a dit. J’ai dit oui oui je sais alors qu’en fait je savais pas. Elle m’a dit super alors. C’est vraiment super alors.

J’étais rentrée à la grange j’avais dit j’ai toujours pas de boulot il m’avait dit t’es pas chaude on part puis on a fait l’amour en pleine journée alors que ça n’arrivait jamais de base. Ça avait commencé parce qu’il voulait me faire goûter le miel du voisin j’avais son doigt en bouche franchement c’était pas sensuel mais lui il était d’humeur lapin. Du coup moi aussi lapine et j’étais un peu surprise même mais vu que le tirage m’avait dit de me détendre je me disais qu’au final ça ne changeait pas grand-chose que de le faire la nuit. Une fois qu’on avait fini — enfin que lui avait fini et du coup moi aussi — il m’a dit qu’il était sérieux, qu’il voulait vraiment qu’on se barre. Il jouait avec mes poils du bas de mon ventre je lui ai dit on les colorerait bien en rose ou en vert il m’avait dit arrête de changer de sujet. Moi je comprenais pas trop d’où ça venait cette envie de se barrer puis j’avais envie de partir nulle part parce que c’était quand même un vraiment bon plan cette grange puis on était heureux enfin on s’en rapprochait quand même un peu mais quand je lui ai dit ça il a dit oui mais si on pouvait s’en rapprocher plus et je lui ai dit qu’il était gourmand. Il avait remis son T-shirt et mis mes chaussettes à la place des siennes et je suis sûre qu’il l’a fait exprès parce que mes chaussettes elles étaient en laine et super confortables et du coup moi je me chopais ses chaussettes rugueuses à lui un peu la flemme. Il avait dit mon prénom ce qu’il faisait jamais puis il avait dit on pourra toujours revenir si ça nous convient pas puis il avait chargé son camion avec nos affaires sans me demander mon autorisation et le soir même on était à la montagne. Moi j’avais pas le permis mais j’avais conduit sur les derniers kilomètres parce qu’il fallait bien que j’apprenne. Je me disais qu’en apprenant à conduire avec un camion au moins après je pourrais tout conduire même les calèches. Quand on était arrivés j’avais oublié de mettre le frein à main en sortant du camion puis heureusement lui il l’avait vu donc il avait tiré le frein à main puis il m’avait dit en sortant que j’étais vraiment folle et si j’avais pas oublié quelque chose. Je lui disais toi t’es vraiment un Vierge il a même pas pris la peine de répondre et je me suis dit que c’était normal.

Frank il courait partout il aboyait sur les moustiques c’était marrant. C’était quand même vraiment beau là-bas donc je lui avais dit merci. Il m’avait demandé pourquoi je disais merci je me rappelle lui avoir dit de nous avoir emmenés ici ce à quoi il avait répondu de rien comme un enfant qui sait pas quoi répondre quand on dit merci. Alors moi j’ai plus rien dit et j’ai regardé mes pieds parce que c’était un bon moyen d’éviter le regard. Je m’étais rendu compte à ce moment que je ne l’avais jamais évité du regard avant parce que je ne l’avais jamais regardé dans les yeux et là en lui disant merci ses yeux ils étaient verts comme la jade une de mes pierres préférées. On s’est tus pendant un moment et c’était pas dérangeant parce que le silence ensemble il était familier. C’était plutôt quand on commençait à se parler pour d’autres choses que les horoscopes que ça devenait bizarre parce qu’on était pas des bavards. Mais là au-dessus de la montagne je sentais qu’il voulait parler alors il a perforé le silence avec des mots pour dire tout et n’importe quoi comme les gens qui foutent des épices dans un plat en faisant semblant que c’est des bons cuistots et après c’est dégueulasse. Donc je lui ai demandé pourquoi il parlait autant il m’a répondu si je voulais qu’il la ferme qu’il fallait surtout pas que j’hésite à lui dire. Du coup je lui ai dit et il l’a fermé pendant un moment. Puis le silence s’est à nouveau fait couper quand on s’est tapé une barre quand Frank a peté et a eu peur de son propre pet et nous a regardés en cherchant de la consolation.

Pendant que je coupais du pain il a posé un genou dans les orties en me regardant je lui ai dit toi t’adore te faire du mal. Il m’a demandé si j’avais pas envie de me marier je lui ai demandé s’il était con ou quoi. Puis j’ai mis sa bague je crois qu’il l’avait faite à la main il y avait une vraie pierre dessus. C’était une thulite. Puis il y a eu un chant de loups ou un chant de sirènes en fonction des croyances.