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Philippe Béchade (La Chronique Agora) pour lire la sortie japonaise des OAT, avec les faits et la nuance.

Le 2 octobre 2026, Shinji Kunibe (Sumitomo Mitsui DS Asset Management) liquide toute sa position en dette française et se réoriente vers les Bunds allemands (et un peu de JGB courts). Motif affiché : discipline budgétaire et communication avec les marchés, là où la France, selon lui, a failli.

Le 8 octobre, MUFG décrit le risque d'une accélération : risque budgétaire français, remontée des taux japonais, coût de la couverture de change. Une fois la couverture payée, l'OAT longue n'offre plus d'avantage sur le JGB.

Les chiffres (Bloomberg / BFM / Capital / Les Échos / Banque de France) : environ 23 000 Md JPY d'encours japonais en dette française en juillet (~131 Md€) ; part des non-résidents passée de 47,5 % fin 2021 à 57,5 % au T1 2026 ; OAT 10 ans autour de 5 % (plus haut depuis 2002).

Nuance Commerzbank (9 oct.) : sur 3 mois, les Japonais sont redevenus acheteurs nets d'OAT. Donc signal fort d'un grand gérant, pas encore une vague prouvée. Le vrai risque, c'est l'effet d'entraînement.

On ne dira pas qu'un ordre américain a forcé Tokyo à liquider les euros : aucune source ne l'établit. Reuters (17 sept.) documente une pression sur la BOJ et la discipline budgétaire japonaise, pas un ordre anti-OAT.

Sources : Capital, BFM, Les Échos, Gate/Jin10 (citation Kunibe + MUFG), Commerzbank via Octa, Banque de France (indices obligataires 13 oct.).

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