Avant la manifestation de samedi, la préfecture de police de Paris a recommandé aux commerçants de recruter des vigiles privés et des maîtres-chiens. Cette consigne administrative, rédigée sans le moindre embarras, est un aveu d’abdication que le pouvoir n’aurait jamais osé formuler à voix haute.
Depuis des siècles, le pacte qui fonde une nation repose sur un échange simple : l’impôt contre la sûreté. Nos compatriotes acquittent l’une des pressions fiscales les plus lourdes du monde, et l’État qui encaisse leur argent leur conseille désormais de se protéger par leurs propres moyens. Un impôt qui ne protège plus devient un tribut, et aucun peuple libre n’y consent longtemps.
Je reviens sur les pillages qui ont suivi la marche contre la vie chère des 17 et 24 octobre, et sur la fermeté sélective d’un pouvoir qui réservait ses blindés et ses LBD aux Gilets jaunes et aux agriculteurs. Ce chaos découle de trente ans de dépossession, conduits par une caste qui a vendu notre industrie à la découpe avant de renoncer à garder nos rues. La Déclaration de 1789 rangeait la sûreté parmi les droits naturels de l’homme, et il faut demander à ceux qui gouvernent qui la garantit encore aux Français.
Mon édito du vendredi matin sur Tocsin est à voir en entier dans la vidéo ci-dessous.

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