Samedi 12 avril, en début d’après-midi, les fourgons de la Public Order Unit ont roulé sur Whitegate. Pas de négociation de dernière minute. Pas d’ultimatum affiché. L’opération a démarré sans préambule visible — méthodique, froide, militarisée. Les agents ont repoussé les protestataires, planté leurs barrières, sorti le gaz poivre. Des hommes ont été arrachés physiquement à leurs tracteurs. Parmi les personnes aspergées, selon Virgin Media News, un adolescent de 14 ans.
À 13h17, les Gardaí postaient leur vidéo sur X avec la satisfaction du devoir accompli : c’était la première fois depuis le début de la semaine que du carburant quittait la seule raffinerie de l’île d’Irlande — sous escorte de motards en uniforme, en convoi de sept camions-citernes.
Pendant ce temps, plus de 700 des 1 840 stations-service irlandaises tournaient à sec. Les pompiers de Cork ne répondaient plus qu’aux urgences vitales. Les ambulances limitaient leurs transferts.
Bienvenue en Irlande 2026. Là où plus de 50% du prix du carburant, c’est de la taxe d’État. Et là où l’État répond aux paysans qui protestent en déployant ses unités antiémeute.
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