Présenter Youssef Badr comme un magistrat soucieux d’accomplir de façon impartiale la mission que lui a confiée la République est simplement un mensonge. Les faits sont là pour le prouver et ils sont nombreux.

Tout d’abord, un petit préalable, celui de la défiance vis-à-vis d’Éric Tegner et de son canard. Dévoiler l’imposture de celui qui les a condamnés n’est pas prendre leur défense, mais se consacrer à celle des principes fondamentaux que ce magistrat ne respecte pas dans l’exercice de ses fonctions. On ajoutera que la « shitstorm » déclenchée par Tegner et ses amis est à la fois détestable parce qu’en forme de lynchage médiatique, elle a pris sur les réseaux une tournure dont le racisme est loin d’être absent. Mais également qu’elle a fait jouer à fond le réflexe corporatiste qui est une des plaies du corps des magistrats.

Mais on est ici en présence, concernant ce magistrat, d'engagements politiques, que ce soit au niveau de son expression, des responsabilités occupées et de sa proximité avec le chef de l’État, qui permettent de le classer dans la catégorie des macronistes communautaristes. Souvenons-nous avec amusement comment, alors qu’il était porte-parole du Ministère de la Justice, il avait soutenu avec le plus grand sérieux, que son ministère n’était pas au courant du grand raid des 17 perquisitions aux quatre coins de la France, lancées contre Jean-Luc Mélenchon. Cela avait fait beaucoup rire dans le monde judiciaire.

Youssef Bad a évidemment parfaitement le droit d’avoir des opinions politiques, mais l’accomplissement de ses missions IMPOSE la neutralité et l’impartialité. Assorties d’un devoir de réserve particulièrement renforcé s’agissant des magistrats du siège.

Or on est très loin du respect de ces principes. Il vient de se poser en victime d’une « agression injustifiée » de la part d’Éric Tegner et du magazine Frontières et parcourt les plateaux pour déverser son communautarisme. On ne rentrera pas dans le détail en se contentant de la phrase invraisemblable selon laquelle, la justice rendue en France : « est une justice de blancs ».

Comment, un magistrat devant être impartial, ose-t-il proférer une phrase militante à ce point indigéniste ? Cette qualification implique évidemment une prise de position purement politique. Proscrite dans l’expression publique des magistrats du siège.

Non, la justice en France n’est pas une « justice de blancs », mais une « justice rendue par des blancs ». Conséquence statistique de la composition de la petite bourgeoisie française, base sociologique du recrutement des magistrats par concours anonyme d’entrée à L’École Nationale de la Magistrature. Par exemple, le corps des magistrats étant actuellement massivement féminisé (70 à 80 %), imagine-t-on un juge du siège venir dire publiquement « la justice française est une justice de bonnes femmes » ?

Cette prise de position disqualifie complètement Youssef Badr. Il y en a beaucoup d’autres que l’on ne reprendra pas ici.

Mais on reviendra sur l’affaire qui a abouti à la lourde condamnation d’Éric Tegner et de Frontières. Le vice président du tribunal de grande instance de Bobigny vient nous dire : « imagine-t-on une seconde un magistrat qui aurait rendu une décision pour régler un compte avec un prévenu ? » Pardi, on imagine très bien, puisque cela arrive régulièrement, mais que surtout en la circonstance c’est exactement ce qui s’est produit.

On trouvera ci-dessous l’article (accompagné d’une vidéo) publié au moment du prononcé de la décision.

Affaire Tegner, quand la justice est l’outil principal de la destruction de la liberté d’expression

Cartouche vidéo explicative de Vu Du Droit

Éric Tegner est très fâché. Il a raison. Le dire n’est pas prendre sa défense, loin de là. C’est une fois de plus pointer les dérives d’une magistrature qui violant les règles se croit absolument tout permis. Après les tares enfin révélées par l’affaire Lyhanna, ou celles par l’affaire du procureur anti narco trafic chargé de dope jusqu’aux yeux, voilà qu’elle nous expose encore et encore, qu’elle se revendique comme une force politique directe en violation de tous les principes. Le jugement rendu par le tribunal de grande judiciaire de Bobigny contre Éric Tegner est une décision politique parfaitement scandaleuse, rendue sous la présidence d’un magistrat militant. L’affaire Frontières démontre dans tous ses aspects la double tare de la justice en France : une magistrature politiquement dévoyée, et ensuite tous ces courants politiques qui l’instrumentent quand ça les arrange et pleurnichent quand ça leur tombe dessus.

Le spectacle de la jubilation stupide des médias de la « petite gauche » en fournit une preuve accablante.

Parce que dans ce domaine tout le monde sera servi.

Sauf évidemment le système Macron au service duquel le corps des magistrats s’est mis résolument. Et qui ne lui fera pas défaut quand il s’agira de truquer la prochaine élection présidentielle.

I) TEGNER EST FÂCHÉ ET IL N’A PAS TORT. 3:54

Il a beau être très antipathique, il a raison sur le fond. Pas en général sur ses positions quant à l’immigration, mais sur le phénomène judiciaire qu’il a pointé : pour les différents intervenants c’est un business. Qui peut s’avérer juteux.

II) UN TRAQUENARD SOIGNEUSEMENT ORGANISÉ 19:04

En violant le principe fondamental selon lequel « on ne choisit pas son juge » et grâce à la complaisance d’un président politiquement engagé et qui aurait dû se déporter, on a dévoyé la loi Paty pour commettre un acte de censure.

III) DANS LEQUEL TEGNER ET SES CONSEILS SONT TOMBÉS À PIEDS JOINTS 25:54

Ils se sont fait avoir comme des bleus, nouvelle preuve qu’il ne suffit pas d’avoir son rond de serviette pour passer ses journées sur Cnews. Le combat politique que mène Tegner et ses amis, ce n’est pas seulement faire des moulinets devant une caméra.

IV) DÉVOYER LA JUSTICE EST DEVENU UN SPORT NATIONAL. 34:21

La justice française est devenue un système dévoyé de jumeaux symétriques. Comme le démontrent s’il en était besoin, la scandaleuse garde à vue de rima Hassan et l’affaire Rachel Khan jugée à Nanterre.

Tout ceci est très grave car globalement au service du pouvoir macroniste l’institution judiciaire passe son temps à détruire méthodiquement la liberté d’expression. Qui contre « l’extrême droite », qui contre « l’extrême gauche passionnément antisémite », dans ce système c’est chacun son tour dès lors que vous n’êtes pas dans l’extrême centre. Et tout ceci se passe avec la complicité des imbéciles qui exultent quand la justice dévoyée tape sur ses adversaires et gémis quand ça lui tombe dessus.

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