L’abominable foutoir politique et juridique dans lequel les efforts combinés du gang Macron et de l’appareil judiciaire français ont mis notre malheureux pays, trouve à s’exprimer à la fois dans la presse mainstream et sur les réseaux.
Sur X Twitter, c’est un véritable festival. Les plus hautes autorités judiciaires montent au créneau pour raconter absolument n’importe quoi. Ils sont acclamés par les soutiens de Marine Le Pen et du RN, avec au premier rang des avocats (Gentillet, Prigent) qui savent très bien qu’ils baratinent mais ont l’excuse de le faire pour la bonne cause. Celle de permettre d’affirmer que MLP est actuellement éligible (ce qui n’est absolument pas le cas) et faciliter la campagne qui la placera largement en tête au prochain scrutin présidentiel (au moins au premier tour). Les magistrats qui se déconsidèrent d’ailleurs, le font également pour une bonne cause : la leur. Empêtrés dans les conséquences de leur soutien sans faille au gang Macron qui les avait amenés à violer la Constitution et tous les principes du droit pénal, avec comme dernier exploit en 2025, l’expulsion du processus démocratique de la patronne du premier parti de France favorite de la présidentielle, et des 13 millions d’électeurs qui lui font confiance. Face à l’effondrement du système Macron, la magistrature s’est rendu compte du prochain naufrage. Alors elle a décidé un virage à 180° dans le cadre d’une stratégie de « sauve-qui-peut » qui vise à ne pas être trop éclaboussée par la catastrophe.
Trois occurrences le caractérisent : l’arrêt de la cour d’appel de Paris qui réduit en lambeaux le grotesque tract politique qu’était le jugement du 31 mars 2025 et que tout l’appareil judiciaire avait pourtant soutenu. Les interviews télévisées du procureur général de la Cour de cassation (!!!) et du procureur général de la cour de Paris où ils viennent dire le contraire du droit. Le communiqué de la Cour de cassation enfin, véritable acte de capitulation même s’il se garde bien d’affirmer que MLP est ACTUELLEMENT éligible.
Ce spectacle qui annonce le crash du macronisme est une séquence réjouissante. Avec en particulier la panique des macronistes les moins stupides. La contemplation des visages livides de Gabriel Attal ou de Yael Braun –Pivet, est une gourmandise. Il est temps de renouveler les stocks de pop-corns.
Donc, comme je l’ai dit hier, on va faire semblant de croire que Marine Le Pen est juridiquement éligible et ce jusqu’à la mi-mars 2027, date à laquelle le Conseil constitutionnel rendra publique la liste des candidats admis à participer au scrutin. La Cour de cassation dans son acte de capitulation a cependant précisé implicitement à Monsieur Ferrand et à sa fine équipe qu’il n’avaient pas intérêt à faire les malins, en refusant l’admission de Marine Le Pen. On ne reviendra pas sur les détails de ce message, mais on observera que quand une institution (la Justice) rappelle à un vilain petit escroc (Ferrand), que c’est elle qui tient le gros bâton, le petit escroc a vraiment intérêt à écouter.
Alors pour nous résumer :
• le pourvoi en cassation suspend l’application de l’arrêt de la cour de Paris et libère Marine Le Pen de l’obligation bracelet électronique. Mais maintient pour l’instant l’applicabilité des cinq ans d’inéligibilité assortie de l’exécution provisoire prononcée en première instance.
• On va donc faire semblant, avec la conviction que sauf accident incroyable, Marine Le Pen figurera bien sur la liste Conseil constitutionnel des candidats admis à concourir à l’élection présidentielle. Non qu’elle sera juridiquement éligible, mais parce que l’appareil judiciaire en a pris la décision politique.
• Cette capitulation de l’appareil judiciaire et cette volonté nouvelle de faire respecter les processus démocratiques est une excellente nouvelle. Même si on n’appartient pas à la famille politique de Marine Le Pen. Et même si 10 ans de boulot, des centaines d’articles, d’interventions, de conférences, d’interviews, ainsi qu’un livre de 600 pages pour dénoncer le dévoiement de la Justice au service du gang Macron, trouve à ce moment son terme.
Ce qui ne veut pas dire qu’on va se reposer.
Avant de partir, merci de m’offrir un café.
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