Alors comme ça on y est ? C’est le renversement sur le front en Ukraine ? Comme après les évacuations de Kharkov et de Kiev en 2022, la grande offensive de 2023, les batailles de 2024 et 2025 que les ukrainiens ont gagnées avant de reculer, voilà que la Russie est à nouveau au bord de l’effondrement. Épuisée, démoralisée, désemparée, ruinée (coucou Bruno Lemaire), son industrie pétrolière à genoux, elle a à sa tête un Poutine complètement isolé, occupé à soigner ses 22 cancers. Il est enfermé dans un bunker, pour éviter d’être renversé par un coup d’État imminent. Zelinsky arrivera prochainement en vainqueur sur la Place Rouge. Parce que pour l’instant, entre les cérémonies de transfert au Panthéon ukrainien de nazis génocidaires, les tournées à l’étranger pour relever les compteurs chez ses tapins, et les achats de propriétés hors de prix dans les paradis fiscaux, il est très occupé. Ce qu’il y a de bien avec la propagande occidentale c’est qu’il est inutile d’être créatif, ce sont les mêmes absurdités qu’il suffit de recycler mot pour mot à chaque fois.

La routine en matière de propagande ? Pas si sûr

Il y en a pourtant qui disent depuis quatre ans qu’il s’agit d’une guerre d’usure menée par la Russie en réponse à celle déclenchée par l’Occident. Et qu’un pays ramené aujourd’hui à 25 millions d’habitants, dirigé par un état dysfonctionnel porté à bout de bras par les finances occidentales, n’a aucune chance contre un pays 160 millions d’habitants, grande puissance militaire et économiquement prospère. Eh bien tout ceux-là ne sont rien que des propagandistes du Kremlin.

Alors effectivement, quand vous êtes du mauvais côté de l’Histoire, ce n’est pas très intéressant de commenter la routine. Cependant la séquence actuelle appelle quand même quelques commentaires. Pour tenter, autant faire faire ce que peut, de comprendre le sens de ce qui est en train de se passer.

Il y a aussi les candidats déclarés de l’extrême centre illibéral dont le premier déplacement à l’étranger est de se précipiter à Kiev pour échanger des bisous avec Zelinsky, en affirmant que le soutient l’Ukraine est un impératif existentiel pour la Nation française (!!!). Une présentation si complètement fausse n’a qu’un objectif, mettre de l’huile sur le feu et impliquet la France dans un conflit qui n’est pas le sien. Édouard Philippe le maire d’une ville qui abrite le premier port d’importation de drogue de France, par ailleurs éborgneur de gilets jaunes, a scrupuleusement veillé à s’y rendre au moment où Zelinsky organisait une cérémonie solennelle en l’honneur d’un collaborateur nazi génocidaire de juifs et de Polonais pendant la deuxième guerre mondiale. On imagine, que si par malheur Monsieur Philippe devenait président de la République, il ne s’arrêterait pas en si bon chemin, et au point où il en est, organiserait l’entrée des cendres du maréchal Pétain au Panthéon.

Bon, il faut être honnête ce voyage tout affaires cessantes, avait d’autres causes. Il s’agissait aussi de venir faire la lèche au corrompu de Kiev, auquel ils ont assuré qu’une fois élus ils lui passeraient tous ses caprices. Et rempliraient généreusement la sébille qu’il tend dans tous ses déplacements. Impossible d’être dupe et de s’imaginer que les milliards déversés sur l’Ukraine servent à autre chose qu’à l’enrichissement vertigineux de la bande corrompue de Kiev. Mais ensuite dans ce système, personne n’est oublié. Une partie de l’argent repart dans l’autre sens dans des valises : cela s’appelle des rétro commissions. Tout le monde sait que l’Ukraine est une des grandes blanchisseuses de la corruption occidentale. Et comme les visiteurs français de Kiev vont avoir des frais de campagne élevés, ils ont de gros besoins. Le voyage à Kiev ne leur rapportera pas une voie d’électeur français qui s’en foutent, mais soyons sérieux, tout le monde sait que ce n’était pas le but. Aucune chance qu’ils soient repartis avec des valises vides.

On a eu droit ensuite un des psychodrames habituels à la suite de la chute d’un drone sur un bâtiment à Galati, en Roumanie, pays appartenant à l’OTAN. Avant de rien savoir, tous les petits laquais de la presse française se sont précipités en glapissant « les moujiks attaquent, les moujiks attaquent ! » En invoquant le fameux Article Cinq du Traité de l’Atlantique Nord, et justifiant par avance toutes les tentatives habituelles d’escalade.

Jusqu’à présent on notera que l’Ukraine est le seul pays à avoir auparavant bombardé des territoires de l’OTAN avec drones et missiles, notamment en tuant deux agriculteurs en Pologne, des raffineries en Lettonie, en Finlande et des attaques contre des installations en Turquie, tous pays appartenant à l’OTAN. Sans aucune invocation de l’Article Cinq à ces occasions et d’appels à bombarder la Russie. Même les déclarations du président roumain attribuant la chute du drone sur son territoire à un brouillage électronique, ne feront pas taire les domestiques excités.

Mensonges, diversions et lynchage

Une opération purement terroriste de l’armée ukrainienne a donc frappé un établissement scolaire sur un territoire rattaché à la Russie. Plus précisément sur un dortoir en pleine nuit et en tuant plus de 21 collégiens. Le pouvoir russe, suivi par son opinion publique a très mal pris la chose. Et saisit les instances internationales pour cette agression contre des civils qui présente la particularité d’avoir été techniquement pilotée par des services occidentaux. De lourds soupçons pèsent évidemment sur les services britanniques habitués à ce genre de pratique. Les gouvernements des pays de l’UE et leur presse se sont bien gardés de condamner cet acte ou même de le déplorer. La même attitude que pour le massacre de l’école iranienne de Minab.

Alors dans ce contexte agité, il a fallu imaginer une diversion. C’est tombé sur Xenia Fedorova l’ancienne directrice de la chaîne russe Russia Today qui émettait légalement en France en France, avant d’être arbitrairement être bannie par la Commission Européenne (?). La France, pourquoi se gêner, ayant appliqué cette décision, pourtant en totale violation de ses règles de droit interne et de sa propre Constitution. Depuis plusieurs mois Xenia Fedorova intervient sur Cnews la chaîne de Bolloré et dans d’autres médias de son groupe. Elle y reflète les opinions d’une observatrice russe favorable à la Russie, pays avec lequel jusqu’à nouvel ordre la France n’est pas en guerre. Cela durait depuis plusieurs mois en générant de loin en loin sur les réseaux quelques interventions excitées des russophones fanatiques qui y sévissent. La présidence de la république a donc décidé de lancer une opération à double effet : une diversion par rapport au terrorisme ukrainien, et à la corruption trop visible du gang Zelinsky d’une part. Et une dramatisation autour du concept « c’est les Russes ils ont une cinquième colonne chez nous » d’autre part. Macron veut aussi envenimer parce qu’il pense que cela lui sera utile pour le trucage de la présidentielle de 2027. Alors va pour le lynchage médiatique géant de Xenia Fedorova. Sur ordre, c’est Barrot le clown halluciné qui nous sert de ministre des Affaires étrangères qui s’y est collé. Relais pris immédiatement par le service public audiovisuel, suivi par le reste de la presse mainstream démarrant au coup de sifflet bref. Avant l’arrivée des armées de trolls téléguidés sur les réseaux. Liberté d’expression oubliée, Charlie par-dessus bord, sus à l’espionne, expulsion immédiate, voire pire, pour la moderne Mata Hari. La palme de la bassesse revenant à ces clochards intellectuels de plateau éconduits par Cnews, et qui viennent maintenant baver sur celle qu’ils ont pourtant côtoyée sans état d’âme à longueur d’émissions, quand ils venaient toucher leurs maigres piges.

Le bellicisme inepte pourquoi faire ?

Tout le monde a bien compris que le bellicisme de la fameuse « coalition des volontaires », avec le déferlement de sa propagande guerrière a d’abord et avant tout pour objectif de sauver politiquement les dirigeants de ces pays. Ils sont tous sur des sièges éjectables, alors ils s’en remettent à la menace de guerre pour rassembler autour d’eux, et éviter les défaites électorales, voire carrément supprimer les élections. Le grotesque chef d’état-major de l’armée française le fameux « colonel Soja », sur ordre de Macron est occupé à bombarder l’opinion publique d’objurgations selon lesquelles il faut se préparer à entrer en guerre contre la Russie et prévoir de faire tuer nos enfants. Le chancelier Merz, et son ministre de la Défense appellent à refaire Barbarossa. Selon ses bonnes vieilles habitudes terroristes, la Grande-Bretagne utilise ses services secrets pour multiplier les provocations et exaspérer l’opinion russe. Comme elle vient de le faire par exemple avec le massacre des collégiens de Starobelsk. La France est un cas particulier, puisque le président de la République sortant ne peut pas se représenter et que par conséquent l’élection prévue en 2027 devrait porter à la magistrature suprême une autre personnalité. Pour traiter le risque pour lui d’un départ de l’Élysée, Emmanuel Macron a actuellement deux options. Ou bien truquer le scrutin et organiser un coup d’État du type (quoique différent) de celui utilisé en 2017 pour l’envoyer à l’Élysée. L’objectif cette fois-ci serait l’élection d’une marionnette dont son système garderait le contrôle. Ou bien utiliser l’aggravation de la situation internationale pour différer, voire annuler ce scrutin. Comme l’a fait Zelinsky à qui Macron vient précisément de rendre hommage sur ce point, en validant son refus de se présenter devant les électeurs. Rappelons également que jusqu’à présent, à moins d’un an de l’échéance, Macron, probablement histoire de tester l’opinion publique refuse de donner la date du scrutin présidentiel (!).

Alors soyons clairs, toutes ces péripéties, toute cette agitation belliciste, toute ces rodomontades, tout l’étalage de cette mauvaise foi n’a qu’un objectif. Sauver le SYSTÈME Macron et tous ceux qui ont organisé son arrivée au pouvoir, qui l’ont soutenu et accompagné tout au long de ces 10 ans et qui sont coresponsables de la catastrophe infligée notre pays. Toute alternance, aussi ténue soit-elle les mettrait en risque.

L’espace qui les sépare des fourches s’est dangereusement réduit. Pour tenter de le maintenir ils ne peuvent pas prendre le risque d’une élection démocratique. Par conséquent, pour garder leur pouvoir, ils vont tout faire soit pour la truquer, soit s’ils peuvent, pour la supprimer.

La soi-disant « guerre contre la Russie » ne leur sert qu’à ça.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

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