J’adore le foot depuis 70 ans (le rugby ça viendra après mais ça prendra la place tout en haut). Je connais toute l’histoire des différentes compétitions, j’ai naturellement regardé des milliers de matchs de foot (à la télé, ou au stade).

Aussi, le spectacle du traquenard de Paraguay/France m’a stupéfait. Les racailles du Paraguay joué comme des bouchers, mais j’ai connu dans le passé des parties beaucoup plus violentes. Non, ce qui est apparu incroyable, c’est la question de l’arbitrage. Le football a des règles, l’arbitre qui est une espèce de chef d’orchestre est là pour les faire respecter, et permettre le jeu et le spectacle. Si Tantashev avait fait son boulot très rapidement, en distribuant quelques cartons, cela aurait calmé les ardeurs des voyous. Il a fait le contraire, assurant aux tricheurs brutaux une totale impunité. Imaginons une partie normale, elle se serait terminée par le 3-0 habituel, le Paraguay jouant rapidement à 10 voire à 9. Le foot c’est comme ça que ça marche. Par conséquent, la vraie question qui doit se poser à tous c’est la suivante : qui a décidé de choisir cet arbitre notoirement connu pour sa nullité ? Et quelles consignes lui ont-elles été données ? Pour un match de huitièmes de finale de coupe du monde opposant une équipe connue pour sa violence à celle considérée par tous les observateurs comme la grande favorite du tournoi, le choix de l’arbitre se pèse au trébuchet. Comment prétendre qu’il s’agit simplement d’une « erreur » ? Et lorsque l’on a vu le match comment avancer, que le comportement de cet arbitre était seulement de l’incompétence ? C’était l’expression d’une volonté délibérée.

Il a dû voir comme moi suffisamment de matchs pour savoir qu’un coup de coude volontaire c’est rouge direct. Un coup de pied de vengeance, pareil. Demandez à David Beckham ce qu’il en pense. Quant au penalty son comportement est risible. Mais il y a plus, la VAR est restée muette pendant toute la partie, sauf bien sûr et tardivement sur le penalty, compte tenu de son évidence. L’absence de sanction aurait pu déboucher sur un scandale mondial. Comment peut-on prétendre que tout ça, c’est la faute à pas de chance. C’est grotesque.

Comme d’habitude la presse française (une des plus lâches du monde), qui se laisse systématiquement intimider, est restée modérée dans ses commentaires. Le mieux étant un ancien arbitre nommé Schneider, à qui on demandait le pourquoi de cette prestation effarante de Tantashev, et répondait ce chef-d’œuvre : « par ce qu’il aurait dû faire trois choses, et qu’il ne les a pas faites ». Donc si l’on comprend bien « il a merdé parce qu’il a merdé ». Félicitations pour cette tautologie de l’espace.

Et là on vient d’apprendre le pire du pire. Un attaquant de l’équipe américaine expulsé pour une agression dangereuse, voit sa suspension AUTOMATIQUE pour le match suivant annulée. Parce que Trump a appelé le patron de la FIFA pour l’exiger. Et que celui-ci s’est immédiatement exécuté, et réuni la commission de discipline en urgence pour le coup d’éponge. Pourquoi se gêner ? Le cheikh du Koweït descendant sur la pelouse d’un match de la coupe du monde 82 pour exiger (et obtenir) l’annulation d’un but, c’était vraiment petit joueur. Trump c’est quand même autre chose.

Alors imaginez des explications concernant le choix de Tantashev et son comportement visant manifestement à fausser le match. C’est même pas en rêve.

Alors on conseillera la lecture des livres de Romain Molina et la vision de ses vidéos. On y trouvera toutes les informations qui démontrent que l’on est en présence, à l’occasion de ce tournoi mondial, à la quintessence de la corruption occidentale sous hégémonie américaine. Corruption parfaitement assumée, voire revendiquée. On ne peut plus parler de déclin, mais simplement d’une forme de coma civilisationnel, celui qui précède le crash.

À ceux qui vont me dire que je suis aveuglé par mon chauvinisme, que je ferais mieux de m’intéresser à des choses sérieuses, plutôt qu’à la prestation d’un obscur arbitre ouzbek dans une compétition de foire, je vais répondre que le diable est dans les détails.

Tantashev a eu son quart d’heure Warholien, comme symbole à cet instant de cette pourriture nihiliste de l’Occident.

Qui précède probablement l’effondrement.

Avant de partir, merci de m’offrir un café.

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